Les projections ou l’effet miroir

Mis à jour : 11 août 2019

Je suis heureux de vous présenter un magnifique article sur les projections ou  l’effet miroir.


« Dans l’utilisation des relations humaines comme outil d’éveil, une clé importante est la « conscience » du processus de projection. Cependant, avant d’étudier la projection, nous avons besoin de clarifier ce que nous entendons par la conscience et l’inconscient. Nous définissons les parties conscientes et inconscientes de la psyché ainsi : la part consciente de la psyché contient toutes les choses que vous connaissez – tout ce dont vous êtes conscients en vous et en dehors de vous. La part inconsciente de la psyché est simplement ce qui est inconscient. Autrement dit, cela contient tout ce dont vous n’avez pas conscience maintenant. L’inconscient occupe une part bien plus importante de votre totalité que vous ne le croyez. La conscience, en terme de taille comparée à l’inconscient, pourrait être assimilée à la dernière articulation du petit doigt de votre main gauche. Le reste de votre corps serait l’inconscient.


L’inconscient ne détermine pas seulement la plupart de vos actions et décisions mais il détermine les événements de votre vie. Qu’importe ce que dit votre conscience, qu’importent vos bonnes idées, vos bonnes intentions et affirmations positives, c’est l’inconscient qui dirige. Sans vouloir lancer le vieux débat entre les concepts de libre-arbitre et de prédestination, nous observons simplement que les choix que vous faites proviennent d’une part de vous-même bien plus profonde que votre esprit conscient, extérieur.


La projection est le processus psychologique par lequel vous superposez la réalité extérieure à vos dynamiques internes. Connaître le processus de projection est absolument essentiel si vous allez utiliser les relations humaines comme outil pour devenir conscient. Si vous n’êtes pas conscient du processus de projection, avoir une relation pour « s’éveiller » est difficile.


Le résultat de la projection est que ce que vous percevez autour de vous n’est pas nécessairement une réalité objective indépendante de vous-même, mais plutôt une réalité modelée par vos forces intérieures. Par exemple, si vous pensez que votre partenaire est réellement égoïste, votre perception n’est pas nécessairement vraie. Ce serait plutôt vous-même qui seriez égoïste et comme vous ne reconnaissez cette qualité en vous-même, vous la voyez se manifester chez l’Autre. Du fait du processus de projection, la manière comme vous voyez le monde et les autres autour de vous n’est pas nécessairement la réalité. En fait, ce que vous voyez et ce que vous expérimentez est votre propre dynamique intérieure, projetée vers l’extérieur sur votre environnement, à la manière d’un film projeté sur un écran.


Normalement, vous projetez des parties de vous-même (les soi-disant aspects positifs et négatifs) que vous n’avez pas perçues, qui sont inconscientes et pour lesquelles vous n’avez pas encore engagé votre responsabilité. Ceci est particulièrement vrai quand vous êtes réactif à ce qui est extérieur à vous-même. Par « réactif », nous entendons que vous avez un volume d’énergie inhabituel attaché à cette perception particulière ou qui a une « charge » pour vous. Plus vous êtes « chargé » envers quelque-chose, plus vous pouvez être certain que ce qui vous a touché venant de l’extérieur concerne ce qui ce passe en vous. « Il m’est arrivé de penser que Rhea était nerveuse pendant nos séminaires et je lui en ai fait le reproche. Quand elle hésitait à répondre à une question, je pensais qu’elle ne faisait pas confiance à sa réponse (ce qui me convainquait que j’avais raison). Des mois plus tard, je découvris que la nervosité que je percevais chez elle était en fait la mienne ».


Ce que nous projetons sur le monde est notre propre matériau inconscient. Nous utiliserons le mot « ombre » pour nous référer à la part de nous-même que nous ne voyons pas, cette part qui est inconsciente. Bien que ce terme ait été utilisé dans d’autres contextes pour spécifier l’inconscient personnel ou les parties réprimées de soi-même, ici nous utilisons le mot « ombre » pour représenter à la fois les matériaux personnels et transpersonnels qui ne sont pas conscients pour l’individu.


De manière générale, les gens font comme s’ils apprécient entendre de « bonnes » choses sur eux-mêmes et n’aiment pas entendre quoi que ce soit de « mauvais ». Cependant cela n’est pas vrai pour nombre d’entre nous. Souvent nous sommes bien plus enclins à présumer et reconnaître le « mauvais » en nous que de présumer et reconnaître le « bon ». Comme il y a une tendance à relier « ombre » avec « négatif », nous voulons insister que notre ombre n’est pas nécessairement « mauvaise ». Mais ce n’est que la partie de notre totalité dont nous ne sommes pas conscients. Souvent nous ne voyons pas nos propres « bonnes » qualités et nous les projetons sur ceux qui nous entourent. Notre ombre n’est pas constituée par nos secrets, des choses que nous n’aimons pas à notre sujet ou que nous essayons de cacher. Ce sont les choses dont nous n’avons même pas la connaissance de leur existence. Si nous savons quelque chose – si c’est conscient – ce n’est pas notre ombre.


Quand vous regardez le monde qui vous entoure et que vous voyez des choses qui vous mettent en colère ou vous révoltent, cela provient du fait que cette chose (qualité ou caractéristique) vit inconsciemment en vous. C’est un reflet d’une partie de vous qui n’a pas été reconnue ou dont vous n’avez pas pris la responsabilité.


Si vous avez une réaction émotionnelle très forte envers un violeur d’enfant, un mari physiquement violent, un exhibitionniste, un voleur, un tueur, un homme en général ou une femme en général, vous pouvez être sûr que la chose à laquelle vous réagissez est parfaitement vivante dans un recoin de votre psyché. Quand nous commençons à nous quereller avec nos partenaires, quand nous nous mettons en colère et que nous accusons nos partenaires en les jugeant, une part de notre ombre a été déclenchée et nous la projetons sur eux. En fait, plus nous justifions leurs erreurs, plus nous refusons de reconnaître en nous-même les choses dont nous les accusons.


La qualité ou le trait de caractère de notre partenaire qui déclenche notre colère peut se révéler en nous sous une autre forme mais de toute manière nous nous jugeons nous-même. Nous avons vu un exemple flagrant de ceci lors d’un séminaire pour couples que nous menions aux Pays-Bas. Lors d’un dîner, nous discutions avec un couple en formation. Le mari, que nous appellerons Bodan, est originaire du Ghana et s’est installé avec succès à Munich, où il vit avec sa femme allemande. Pendant le repas, Bodan nous raconta qu’à l’âge d’une semaine, il fut sur le point de mourir. Un chaman vint dans son village du Ghana, le sauva à l’aide de plantes et d’herbes et lui fit une cicatrice sur la joue gauche. A la demande de ses parents, le chaman resta au village. Il apprit à l’enfant l’art de parler aux plantes et aux feuilles locales pour trouver des remèdes aux maladies et autres formes de détresse subies par les villageois. Bodan nous expliqua que les plantes communiquaient à son professeur les différentes maladies qu’elles pouvaient guérir.


Peu avant de mourir (vingt ans plus tôt, Bodan avait alors 18 ans), le chaman lui dit qu’il l’avait choisi pour poursuivre son travail. La cicatrice faite très jeune était la marque de ce choix. Tout ce que Bodan avait à faire pour accepter cette charge était de prendre le manteau du chaman et de déposer un vêtement traditionnel blanc sur sa tombe ; à partir de cet instant, les enseignements lui seraient acquis. Mais à 18 ans, Bodan avait d’autres projets. Deux décennies plus tard, lors de ce dîner aux Pays-Bas, il nous demandait si nous pensions qu’il était encore temps d’accepter ce que son maître avait essayé de lui transmettre. Le conflit entre le fait d’apprécier sa vie en Europe et l’appel de son héritage africain était évident aux yeux de sa femme et des nôtres. Le jour suivant, lors d’une séance de formation, Bodan commençait à exprimer son irritation envers sa femme, qui avait l’habitude de parler à un chien empaillé lorsqu’elle avait à prendre une décision dans sa vie quotidienne. Il devint très jugeant et méprisant lorsqu’il raconta comment une « femme mature » non seulement parlait à cet animal empaillé mais en plus en recevait des réponses et les appliquait. « Complètement ridicule ! » Comme son indignation se transformait en colère, un signal résonna en nous et nous reconnûmes ce qui était en train de se passer.


Le comportement de sa femme était similaire à la technique utilisée par le maître de Bodan. L’utilisation d’un objet externe pour obtenir l’accès à sa propre conscience transpersonnelle est la base de maintes formes de « lectures », comme les cartes de tarot, le marc de café ou le I Ching. Comme Bodan avait lui-même rejeté cette technique (et le manteau de guérisseur/professeur qui l’accompagnait) et qu’il n’était pas en paix avec ce choix, il devait accuser sa femme d’utiliser des techniques semblables. La colère dirigée contre sa femme était en fait une colère intérieure dirigée vers une autre partie de ses aspects internes. Il était très en colère envers lui-même d’avoir rejeté le rôle que son maître lui avait offert. Dès que nous lui mîmes cela en évidence, Bodan reconnut avec reconnaissance la projection. A la séance suivante, non seulement le couple était beaucoup plus en harmonie et en plus ils étaient en train de planifier leur première soirée de techniques traditionnelles de guérison africaines à Munich. De plus, sa femme avait décidé de reprendre la sagesse qu’elle avait projetée sur le chien empaillé pour la revendiquer comme étant sienne.


Reconnaître vos projections est une autre manière de vous engager dans une relation consciente, qui peut vous aider à découvrir qui vous êtes. Cela ne veut pas dire que tout ce que nous critiquons chez les autres à son équivalent en nous. Quand vous commencerez à intégrer cette conscience, vous aurez peut-être du mal à reconnaître que tout ce que vous haïssez, détestez et ne supportez pas, tout ce que vous avez jugé négativement est, à un certain niveau ou sous une certaine forme, une part de vous-même. Quand vous vous rendrez compte que le processus de projection est en lui-même une défense inconsciente pour ne pas vous voir réellement, vous pourrez évaluer la difficulté à reconnaître vos projections et revendiquer les qualités ou traits des autres ayant déclenché votre réaction comme étant les vôtres. La grande majorité d’entre nous préférons ne pas reconnaître que nous portons en nous les choses mêmes que nous jugeons mauvaises chez les autres.


Par ailleurs, si vous pouvez concevoir qu’ultimement la personne que vous êtes est Tout, que vous êtes connecté à toute la création, alors peut-être ne vous sera-t-il pas si difficile de reconnaître que vous devez être aussi relié à ces expressions des forces de vies que vous désapprouvez. Si au final vous êtes un avec Tout Ce Qui Est, alors vous ne pouvez pas être uni seulement avec les aspects que vous préférez. Vous êtes un avec tout.


Revenons aux aspects. Vous avez certainement fait l’expérience de ressentir que, en pleine dispute, votre partenaire vous révolte complètement et que, un peu plus tard, le sujet de la dispute ayant été clarifié, lui ou elle semble complètement différent. Comment cela se fait-il ? Parfois il est difficile de rassembler les images apparemment opposées de son partenaire. Vos perceptions changent, tout comme les aspects dominants de votre propre psyché. Ce qu’un aspect de votre psyché projette sur l’écran externe, appelé « votre partenaire », peut être différent d’un autre aspect que votre psyché projette sur ce même écran. Quand vous modifiez un aspect, votre perception change aussi, parce que ce qui a été projeté a été modifié. Ce que vous voyez dans l’autre personne et ce que vous voyez dans votre environnement sont un reflet de l’aspect actif de la perception. Ce qui vous entoure est un miroir de ce qui est en vous. Voilà ce que signifie une projection.


Une grande sagesse réside dans l’observation suivante : quand vous pointez un doigt vers quelqu’un ou quelque chose, trois doigts de votre propre main pointent vers vous. Essayez ! Ce geste simple vous donnera un indice vers votre propre vie intérieure bien mieux que nombre de techniques.


Au moment où nous prenons la responsabilité de nos aspects reniés et que nous allons vers une intégration des parties de nous-même qu’auparavant nous jugions mauvaises et que nous projetions sur d’autres, notre expérience de nous-même se développe. Quand nous pouvons dire : « Oui, je suis aussi cela », notre expérience de notre Etre s’agrandit et la manière dont nous appréhendons le monde autour de nous se modifie.


Nous développons tous une image de nous-mêmes en devenant adultes. A chaque fois que cette image est menacée, notre ego passe un mauvais moment. Réintégrer nos projections, nous réapproprier nos aspects reniés peut faire extrêmement mal. Reconnaître que ce que nous jugeons chez notre partenaire est en fait partie intégrante de nous-même peut ébranler l’image que nous nous faisons de nous-même.


Imaginons que vous vous considérez comme une personne sympathique et que votre partenaire peut être violent ; vous l’avez toujours jugé coupable de ses crises de violence et, sans aucun doute, nombre de personnes seraient d’accord avec vous. A présent, vous savez ce qui en est des projections. Hola ! Est-ce que cela signifierait qu’il y aurait en fait une certaine violence dissimulée en tant qu’ombre dans votre propre psyché ? Bingo ! Cela pourrait être vrai ! Comme vous vous êtes toujours considéré comme une personne paisible, découvrir que vous pourriez être porteur d’une violence non-exprimée pourrait être un choc immense pour votre image que vous vous faites de vous-même (comment se fait-il que vous seriez attiré par une personne porteuse de violence ?). En fait, vous pourriez vouloir refuser avec force de reconnaître cette vérité. Voici l’un des bénéfices de la reconnaissance que vous êtes un Etre multiple, non pas singulier : vous pouvez avoir des aspects paisibles tout en ayant des aspects violents. Les deux font partie de votre tout. Vous n’êtes pas l’un ou l’autre. Vous êtes l’un et l’autre.


Cela nous amène à un autre défi. Quand vous reniez vos ombres, elles seront mises en évidence par votre entourage. En général, ce rôle incombe au partenaire, parfois aux enfants ou à un proche (vous avez peut-être remarqué que les enfants de pasteur expriment souvent les émotions que leurs parents répriment).


Dès que vous commencez à voir à quel point le processus de projection est subtil et inconscient, vous pouvez commencer à apprécier le défi de vous réapproprier les parties de vous-même que vous avez projetées sur les autres. C’est souvent plus facile de continuer à être victime d’un partenaire violent et le juger mauvais que de reconnaître que – oui – la violence vit aussi en vous. Beaucoup de personnes ont vu des maîtres ou des gourous maintenir une image de sainteté alors que leurs violence, malhonnêteté ou déviances se manifestaient à travers leurs disciples ou bien même s’exprimaient chez eux. Les exemples vont de Bhagwan Shree Rajneesh à Werner Erhard et Jim Baker.


L’an dernier, quand notre assistante démolit complètement notre voiture et l’autre véhicule impliqué, c’était très tentant de la blâmer. Cependant, conscients du processus de projection, nous savions que nous avions quelques difficultés à faire un travail de recherche d’âme. Du fait qu’elle conduisait notre voiture, nous savions clairement qu’en plus de tout ce qui se passait pour elle, elle mettait en évidence quelque chose pour nous. Observer la cause sous-jacente à l’ « accident » apparent était très difficile. Nous avons vu qu’après avoir créé, puis maintenu pendant des années notre travail en Europe, nous n’avions pas pris la responsabilité de notre propre énergie destructrice qui, à travers l’ « accident », s’était révélée et avait besoin d’être honorée.


Quand vous commencez à vous réapproprier vos projections, votre sensation de vous-même se développe et la conscience de qui vous êtes augmente. Quand vous reconnaissez comme étant présent en vous ce que vous jugez négativement chez les autres, vous n’avez pas nécessairement besoin d’exprimer ces qualités dans votre propre vie. Reconnaître par exemple que vous êtes porteur de violence, que certains aspects de votre psyché peuvent être violents, ne signifie pas que vous devez commencer à manifester de la violence dans votre vie quotidienne. A nouveau, c’est un des cadeaux de la prise de conscience que vous êtes multiple. Vous pouvez avoir des aspects violents au sein de votre tout. Mais vous n’avez pas à juger cette violence comme mauvaise. De même, vous n’avez pas besoin de permettre à ces aspects violents de dominer votre psyché de manière inappropriée. A certains moments, permettre à ces aspects capables de violence de dominer votre comportement peut être parfaitement adéquat. Si vous ou des personnes qui vous sont chères étiez attaqués par quelqu’un ou une bête, votre réaction violente pourrait être appropriée.


Quand vous dites « oui » aux parties de vous-même à qui vous disiez « non » auparavant, ceux qui vous entourent n’auront plus besoin de refléter cela pour vous. Quand vous dites : « Oui, je peux être violent ! » « Oui, je peux être égoïste ! » « Oui, je peux vouloir tout contrôler ! » « Oui, je peux être égocentrique, grognon… !», alors ceux qui vous entourent n’auront plus à vous exprimer vos ombres projetées. Vous pourriez même observer qu’à partir du moment où vous vous réappropriez les parties de vous-même que vous projetiez sur d’autres, votre cercle d’amis commence à changer. N’oubliez pas : l’inconscient veut devenir conscient. Si vous êtes inconscient de votre violence (ou d’une autre qualité ou caractéristique), cela continuera à se produire jusqu’à ce que vous reconnaissiez le phénomène et qu’il devienne conscient.


Si nous nous réapproprions nos projections, nos forces reniées, notre monde n’aura plus à nous refléter ces matériaux. Si nous pouvons nous réclamer et être responsables de nos violences en tant qu’individus, les actes de violence diminueront dans le monde. Nous n’aurons plus besoin de tyrans sur qui projeter ce que nous avons caché en nous.


Nous – Gawain et Rhea – avons passé beaucoup de temps en Allemagne et nous avons pu observer ce qui se passait pour les Allemands de l’Ouest quand le Mur de Berlin est tombé. La majorité était née après la guerre ou était enfant lors des dernières années du Troisième Reich. Soudainement, les Allemands de l’Ouest n’avaient plus de « Eux » sur qui ils pouvaient projeter leurs ombres. Dans la deuxième moitié du XXème siècle, d’abord les Nazis puis les Communistes étaient les « méchants ». Cela donna aux autres Allemands une raison pour se distancier eux mêmes de leurs propres aspects « méchants ». Le même processus s’est déroulé pour l’Occident vis-à-vis de l’ « Empire du Mal » de l’Union Soviétique. Aujourd’hui le Mur est tombé, l’Allemagne est redevenue un seul pays. Il n’y a plus de « Eux ». Les Allemands ont ainsi mis sur le devant de la scène les Néo-nazis pour avoir un « écran » sur lequel ils peuvent voir leurs ombres et avoir finalement l’opportunité de confronter le Nazi inconscient qui vit en eux – comme en nous tous. Quand dans votre relation vous commencez à travailler sur l’image miroir appelée « partenaire », vous commencez à voir vous-même chez l’Autre ses parties reniées, et alors votre monde change. Reconnaître que ce que vous voyiez dans l’Autre est en fait quelque chose que vous ne voyiez pas en vous-même fait partie du processus de réappropriation de vos projections. Cela signifie que vous avez reconnu que vous réagissiez envers un mirage et projetiez sur votre partenaire une caractéristique qui vous était propre. Quand vous vous en rendez compte, alors il n’y a plus besoin de blâmer votre partenaire. A ce moment, votre partenaire change en face de vous. C’est miraculeux.


Soudainement, vous voyez votre partenaire comme vous ne l’avez jamais vu auparavant. Eh bien, maintenant, qui est vraiment là ?! Ces moments sont vraiment apaisants parce que vous avez abandonné une croyance « béton » concernant la réalité, et tout à coup vous devez reconnaître que vous aviez eu tort – ce qui contribue à créer une humilité véritable.


Le processus de réappropriation est une étape nécessaire pour s’éveiller à la réalité de qui vous êtes vraiment. Dans une relation engagée, les occasions que ce processus se présente sont nombreuses. Si vous pouvez laisser de côté vos envies de blâmer votre partenaire et de jouer la victime innocente, si au contraire vous voulez bénéficier de votre partenaire pour apprendre des choses sur vous, alors vous avez fait un pas supplémentaire dans le voyage vers l’éveil.


Ce n’est pas un travail facile. C’est confrontant et embarrassant de voir que ce que vous jugiez négativement fait partie de vous-même. C’est aussi difficile pour nombre d’entre nous de reconnaître que quelque chose de si merveilleux chez l’Autre fait de même partie de nous. Les projections positives peuvent être aussi difficiles à se réapproprier pour les intégrer en nous ».


© 2020 CÉDRIC DUPONT. Créé par Rodrigo concept

Termes et conditions

  • Noir Facebook Icône
  • Noir Icône Instagram
  • Noir Twitter Icon
  • Noir LinkedIn Icône